Roman d’une garde-robe
Le chic d’une parisienne de la Belle Epoque aux Années 30.
Sous prétexte de nous présenter la garde-robe d’Alice Alleaume, parisienne (fortunée) du début du XXe siècle, nous sommes invités à deux expositions dans une, et surtout à faire deux découvertes: la maison de couture Chéruit et simultanément, le dressing d’une modeuse de la Belle Epoque.
Inconnue de nos jours, la Maison Chéruit, sise 21 place Vendôme, présentait deux collections par an de 240 modèles chacune! C’était la vogue des Grands Magasins et les débuts des Couturiers.
Nous voyons ici quelques vêtements, bien sûr, mais surtout de très nombreux documents: carnets de commandes et de ventes, dépots de modèles avec leurs photos de face et dos, numéro et échantillon de tissus ou broderies, ainsi que des illustrations de gazettes.
Alice Alleaume est «née dans la soie» avec une mère «couturière en robes» et une sœur de 14 ans son aînée première vendeuse chez Worth (7 rue de la Paix). Après un séjour en Angleterre, Alice parle anglais, travaille chez Chéruit, puis fait un beau mariage. Avec un sens inné du style et de l’élégance, elle bouscule les conventions en portant un chapeau de paille avec une robe du soir, en achetant une sublime robe chez Lanvin mais aussi des bijoux fantaisie au Printemps.
Elle nous semble tellement contemporaine, avec ses achats coup de cœur de des fleurs en soie, bijoux et coupons de tissus que nous découvrons neufs, avec leurs étiquettes et prix d’époque.
Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné, 75003 Paris
Jusqu’au 6 mars 2014, fermé le lundi












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